VIVRE AVEC
LA MIGRAINE

Avez-vous l’impression que la migraine prend le contrôle de votre vie? Qu’elle vous éloigne de vos amis, de votre famille et de vos collègues?

Vous n’êtes pas seul. Voyez les récits de Jane pour savoir à quel point les migraines l’affectent, elle et les personnes de son entourage.

JANE ET SON
FILS ZAC

Jane est une bonne mère, mais ses migraines l’empêchent d’être toujours présente pour son fils Zac. Voici leur histoire.

JANE ET
HÉLÈNE

Jane a prouvé à Hélène, sa patronne, qu’elle est un membre précieux de son équipe. Mais, parfois, ses migraines font obstacle à sa vie professionnelle. Voici leur histoire.

JANE ET
CARA

Cara est la meilleure amie de Jane. Elles aiment passer du temps ensemble, mais Jane fait souvent faux bond à Cara en raison de ses migraines.

Vous sentez-vous parfois comme Jane? Parlez de vos migraines à votre médecin.

EN GUERRE CONTRE LA MIGRAINE
CORINNE SATO

Depuis mes treize ans, la migraine est au cœur de mon existence. J’étais au camp de vacances lorsque j’ai eu une migraine pour la première fois. Entre la douleur et les vomissements, je ne pouvais rien faire; c’est seulement après être restée couchée dans une pièce fraîche et obscure durant deux jours que je me suis sentie mieux.

Depuis lors, j’ai connu des périodes durant lesquelles mes migraines sont relativement rares, et d’autres durant lesquelles elles sont plus fréquentes. Je me souviens d’une période particulièrement difficile, alors que j’étais âgée de 28 ans et que j’avais un travail très stressant. Les changements météorologiques semblaient être l’un des facteurs à l’origine de mes crises, et à cette époque, le Chinook (un vent chaud provoquant une forte augmentation de la température en l’espace de quelques heures). avait soufflé sur Calgary à plusieurs reprises.

En raison de ces fluctuations climatiques et d’autres facteurs, j’avais souvent des migraines et j’étais fréquemment absente du travail. Durant ces attaques, j’étais tellement affaiblie par la douleur et sensible à la lumière et au bruit que je ne pouvais même pas me lever de mon lit. La relation avec mon employeur était devenue tendue; on se demandait si j’étais « vraiment malade » parce que je donnais l’impression de prendre des jours de congé justement lorsqu’il faisait beau!

Ce genre de stigmatisation peut être blessant. Vous sentez que les gens ne croient pas que vous souffrez parce que cette maladie est invisible et parce qu’un jour vous allez bien, et le lendemain vous êtes anéanti.

Aujourd’hui, j’ai 36 ans et je découvre de nouvelles stratégies pour me soigner et de nouveaux moyens pour prendre les choses en main. J’ai lancé un groupe sur Facebook, Migraine Warriors Calgary, pour créer des liens avec d’autres personnes qui souffrent aussi de migraine. Je ne me sens plus seule, et je suis très enthousiaste à l’idée de développer et de consolider ce réseau. Nous partageons nos histoires, nous nous soutenons mutuellement et faisons en sorte que la voix de notre groupe soit entendue.

IL N’Y A PAS DE SOLUTION
TOUTE FAITE POUR TRAITER LA MIGRAINE

Si vous souffrez de migraine et faites appel à un médecin généraliste ou à un neurologue, vous devez vous attendre à ce qu’ils envisagent tout un éventail de traitements possibles. Certains d’entre eux reposent sur des médicaments, d’autres privilégient les changements de comportement, tels que l’auto-administration de remèdes et la modification du style de vie.

« La migraine est une maladie qui varie beaucoup. Les symptômes, les facteurs déclencheurs, la gravité de la maladie et les réponses au traitement sont différents selon chaque individu, » explique la neurologue Elizabeth Leroux, responsable du Programme d’évaluation et de gestion des maux de tête de Calgary (Calgary Headache Assessment & Management Program). « Il est souvent nécessaire d’utiliser des médicaments et de gérer en même temps les facteurs liés au style de vie et les déclencheurs spécifiques de la migraine. Bref, il n’y a pas de solution toute faite. »

De nombreuses personnes atteintes de migraine ont recours à des médicaments, avec ou sans ordonnance, pour soulager leurs maux de tête et les autres symptômes qui accompagnent les crises; c’est ce qu’on appelle des médicaments de soins aigus. Au Canada, près de 90 % des adultes souffrant de migraine prennent des médicaments de soins aigus pour leurs maux de tête.

D’autres médicaments contre la migraine sont « préventifs »; il faut les prendre chaque jour pour faire diminuer la fréquence des crises. Les études démographiques révèlent que 25 % des personnes atteintes de migraine pourraient aussi bénéficier de l’utilisation des médicaments préventifs.

Les patients souffrant de migraine qui utilisent souvent des médicaments de soins aigus pour soulager leur douleur courent un risque qui peut paraître illogique : leurs maux de tête pourraient empirer ou devenir plus fréquents. Les médecins soulignent qu’il est important que les patients soient informés du risque de maux de tête induits par la surconsommation de médicaments.

« Pour traiter efficacement une migraine, la personne doit prendre ses médicaments au tout début de la crise, » explique la neurologue Sian Spacey, directrice de la Clinique de la migraine, à l’Université de la Colombie-Britannique. « Cependant, les personnes sujettes à des crises fréquentes utilisant ce traitement précoce peuvent se retrouver dans une situation où les médicaments contribuent à aggraver leurs maux de tête. »

« On peut alors tomber dans un cercle vicieux, où la personne prend de plus en plus de médicaments, ce qui provoque de plus en plus de migraines, » dit Dre Spacey. « La solution est peut-être de prescrire un médicament préventif à prendre tous les jours et d’aider les gens à déterminer jusqu’à quel point ils peuvent poursuivre le traitement aigu avant de tomber dans la surconsommation. »

Les neurologues Elizabeth Leroux, de Calgary (en haut) et Sian Spacey, de Vancouver (en bas) offrent à leurs patients migraineux des options thérapeutiques personnalisées en fonction de leurs symptômes, de leurs déclencheurs et de leur réponse au traitement.

CONSULTEZ VOTRE MÉDECIN AU SUJET
DES TRAITEMENTS PRÉVENTIFS.

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